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Marathon de New-York 2009 -CR-

samedi 7 novembre 2009, par Buns

Marathon de new-York city : 1er Novembre 2009.
temps : 03h52’49

L’attente

Réveil à 4h du matin : avec le décalage et le changement d’heure, même pas mal.
Je me rends tranquillement à la librairie nationale prendre le bus. Le grouillant Time Square est très calme à 5h, on n’y croise que quelques fêtards costumés …
Il est à peine 6h lorsque j’arrive à Staten Island. L ‘air est très humide, mais pas froid. Distribution de bonnets polaires par le sponsor dunkin donuts, café, bagels, eau.
Je me dirige avec mon butin vers une tente déjà blindée de monde. Je me rends compte que j’ai été un peu légère avec mon bout de plastique lorsque je vois l’équipement de certain. Mon voisin a une énorme bâche en plastique qui dépliée va permettre à 5 d’entre nous de pouvoir s’allonger au sec et somnoler tranquillou.
De blindée la tente va devenir méga-blindée avec un air de camp de réfugiés, une marée de runners affublés de bonnets roses et oranges (qui font ressembler à de gros M&M’s dixit le Krusti ).

Le départ

L’ouverture des sas est annoncé. En fait il ne faut pas mollir à partir de ce moment là car les sas deviennent inaccessibles dès qu’ils sont pleins : ça hurle entre coureurs retardataires et bénévoles, ça escalade sec les hautes barrières !

Sur le pont Verrezano, l’hymne américain, « New-York, New-York » par Frank Sinatra : brrrr quel départ !

La course

Les puls ne sont pas trop hautes au départ. Je pars prudemment, je me laisse dépasser, je ralentis même lorsqu’un coureur lâche « it’s too fast, it’s too fast ».
Mais je suis aussi 10 puls au-delà de celles préconisées par Nicoach. Ça baisse dans la descente mais remonte aussitôt. Impossible de stabiliser. Je dois aussi avouer que je rechigne à ralentir en dessous de 5’20/kil. ça m’embête un peu, je ne crois pas au miracle en course à pied et certainement pas sur un marathon, ça va coincer tôt ou tard . Entre deux ondulations du parcours, ça semble se stabiliser autour de 171 puls que je décide de maintenir le plus longtemps possible (j’ai un peu 15 bornes d’avance ).
Je profite de mon marathon, de l’ambiance électrique. Bien difficile de trouver les mots pour décrire ça.

Le premier coup de mou arrive vers le 23éme kilomètre : le deuxième pont vient de me laminer . Peu de répit avant celui de Queensboro. (Goodbye previous best !)
Houdini m’avait dit « tu verras après le pont, dans virage … » J’ai vu . Pas de mots pour raconter cela , mais pour revivre ce moment, je resigne tout de suite !
Et ça continue tout le long de la 1ére avenue : je me suis sentie bien petite sur cette grande avenue !
Le deuxième coup de calcaire arrive vers le 33éme où je marche au ravito : à partir de là ça va devenir difficile de maintenir l’allure ! Je m’applique à courir à tout prix. Le 38éme kilo est très difficile. Dans Central Park, je m’accroche à un lièvre qui parle, assez durement à son coureur du reste, mais j’ai l’impression que la machine redémarre un peu. 40km, ça sent la fin ! puis le panneau du dernier mile que dans un moment de confusion je transforme en dernier kilomètre (cruelle déception à la vue du panneau 800m). La ligne d’arrivée, la délivrance !


ça se voit pas bien, mais intérieurement, je suis super contente

Voilà j’ai fini mon marathon, je suis comblée : si on m’annonçait maintenant que je ne peux plus courir, ça ne serait pas grave. Ma petite vie de coureuse à pied est d’ors et déjà bien remplie.

J+1

J’ai peu mal aux jambes (ça hurle un peu dans les escaliers quand même). J’ai qu’une envie c’est de le refaire. Les conversations sont émaillées de « la prochaine fois … », « quand on reviendra … », pas de place au conditionnel, c’est comme une évidence.
J’ai gommé de ma mémoire les moments difficiles avec une facilité déconcertante. J’ai hâte de recourir. Ce marathon rend heureux.

En reprenant la course à pied en avril 2007, j’étais loin d’imaginer courir ce prestigieux marathon aussi rapidement et surtout avec le « guarantee entry ». Merci à Nicolas et au club pour m’avoir aidé à réaliser ce rêve car toute seule je me serai contentée de record bien moindre .

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