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Team FROGUS aux 24 Heures du mans. Le CR.

jeudi 27 août 2009, par Krusti

Une nouvelle aventure des Frogus Brothers.

Le Chapitre I par ici est constitué du Dourdan Le Mans (190Km) en Bicyclette d’opinion. Pépito et krusti.

Chapitre II dans lequel la troupe se forme le vendredi soir par delà un jeu de pizza surprenant.

Phinic arrive au camping finalement sans le gros retard envisagé.
Fanfan et Malik nous rejoindront + tard.
On part au carrefour pour remplir un caddy, persuadé que nous partons pour 15 Jours hors du Monde. 15 tonnes de pâtes, des kilogs de brioche, des pêches (pas mures) pour jouer à la pétanque etc etc. Pas assez de saucisson. Dommage.

Nous partons donc à 4 diner dans le centre du Mans, objectif Pizzz. Résultat 4 machins dans les assiettes, a priori au moins 3 choix différents mais une absence de gout telle qu’il est impossible de discerner quelle est la Sardaigne quelle est la ...
Bref on se venge sur des profiteroles et autres sucreries. La préparation glucidique est terminée.
Je n’ai jamais dit que mon CR serait objectif.

Nos potes nous rejoignent au Camping. Je regarde les tentes se monter, ma non intervention étant une garantie de la fluidité de l’opération.
Phinic, véritable escargot ambulant, dispose d’un nombre de solutions appréciable.
Enzo, véritable mère poule nous assurera tout au long du séjour une prestation bien agréable pour les contingences domestiques qu’il maitrise sans faillir.
Le gonfleur de Fanfan est bien le même que celui qui l’avait déjà rendu célèbre à Romorantin lors du Bordeaux paris. Le souffle court, le râle persistant... d’ailleurs...et pour parler métaphoriquement de notre ami Houdini, étrangeté du camping du Houx, il semblerait qu’une équipe de bucherons du coin ne travaille que la nuit.
Mais 5 de la bande peuvent le jurer : Ils travaillent dur et ne rechignent pas à la tâche.

PS 1 : J’apprends plein de mots, c’est bien pour ça le mélange social. 1 : Le Burn (faire intelligemment cramer la gomme de ses pneus en accélérant frein bloqué) et un autre que j’ai déjà oublié.

PS2 : Une burn party est organisée par des motards qui sont plusieurs dizaines sur les alentours du camping et qui génèrent une pollution sonore que seul leur nombre met à l’abri de mon indignation.

PS3 : j’ai tenté les toilettes du Houx. La douche ([i]pas d’eau chaude et la froide est polaire[/i]). Bref tout ça c’était bien crade. Ceci étant nous découvrons plus tard un autre emplacement avec douches chaudes dans le camping et également des sanitaires jouables aux cotés du paddok. Mais bon. J’entendais « comme même » courir les mycoses sur le plancher....

Chapitre III dans lequel nous sommes samedi jour de départ de la première édition des 24 heures du mans Vélo.

Petit déj. 6 potes en camping, 6 Frogus qui plus est, je vous dis pas le tableau.
La suite c’est la récupération des dossards et la reconnaissance du circuit.
Sur le Bugatti c’est délirant.
On se sent un peu petit dans ce « jouet » immense. Pour ma part très peu porté sur la voiture individuelle en général et ce sinistre loisir qu’est la formule I en particulier je reste néanmoins scotché par ce qui nous est proposé, tout comme ceux pour qui le sport automobile est une noble passion .
On va se régaler à rouler là-dessus.
Je suis impressionné par la « côte » que je considère comme vraiment casse-patte. Et puis surtout l’aspect circuit de 4.2 Kms va nous la proposer un sacré nombre de fois.

Arrivés sur le Paddock il y a déjà les autres équipes.L’une d’elle semble avoir réalisé une OPA agressive sur tout le mobilier et l’emplacement. Les rapports s’amélioreront un peu plus tard, notamment à l’arrivée de notre matos informatique.

Nous avions tiré au sort l’ordre d’apparition sur le circuit et décidé de relais d’1heure le jour et d’1heure 30 la nuit.
Pour ma part j’entamerai donc mon premier relai le soir à 20 heures. Un peu déçu mais trop respectueux de la main invisible je maudis intérieurement et silencieusement le grand horloger durant quelques secondes.
En effet Bun’s vient nous rendre visite mais repart en train le soir par le train de... 20h19.
Il fait chaud.
9 Nations sont présentes et les hymnes nationaux retentissent. Grandiose et émouvant.
Le départ est donné et Fanfan s’élance... C’est vraiment une après-midi de dingue. En fait, comme une évidence nous nous prenons tous au jeu.
Le Home trainer que je pensais réservé aux caïds ou aux frimeurs est en fait la norme. S’agirait pas de détonner alors même moi je home traine. Un peu.

La mise en ligne en temps réels des chronos au tour et du classement scratch nous invite - mais y en avait-il besoin ? - à donner le max. C’est l’effet dossard comme dit Fanfan.
C’est un plaisir de voir ses potes habillé en Team Frogus Noir sur fond rouge. L’après midi se passe dans une excellente atmosphère, les relations se détendent avec les équipes du paddock, nous plaçons notre célèbre bannière et commençons à animer l’endroit et ça paye...
A 20 heures je prend mon premier relai, ça fait drôle. Enzo me refile la puce qu’il place à ma cheville et je m’élance. La qualité du bitume, la majesté de l’endroit m’impressionne vraiment.
Inquiet par le coté compétition FFC cyclosportive etc et par conséquent par les excès du peloton je redoute les virages que j’aime pourtant prendre vite et serré. En vérité de ce coté là je ne rencontrerai pas de Pb du WE. Sur ce premier relai je prends à 2 ou 3 reprises des groupes, ma préférence étant le groupe de 6-8 coureurs. le problème c’est qu’ils explosent vite. Ce sont souvent des groupes issu d’un lâchage. Mais bon. Je suis souvent largué - de peu et c’est rageant - dans la côte, je paie là les 182 bornes de la veille.
En revanche je reprends souvent mes prédécesseurs dans la relance sur du 39*13 qui suit le virage de la chapelle que je prends à chaque fois aux alentours de 48 Km/h.
C’est mon virage préféré, définitivement.
Je ne me savais pas amoureux des virages à ce point mais sur ce parcours c’est vraiment le pied. En plus j’ai un pneu neuf à l’arrière et les 2 sont gonflés à 7 Bars... nickel, donc je suis confiant..
Je me régale comme un gosse à qui on a filé une autorisation spéciale de jouer avec des jeux de grands.
Je me fais une ou deux demi-frayeurs quand le peloton de tête me dépasse, souvent lancé à des vitesses de folie, la tendance est à écraser le trainard sur le coté.

L’heure passe et déjà la pénombre arrive. Je rentre dans la zone de relai, limité par le règlement à une vitesse de 20 Km/h et je refile la précieuse puce électronique au surprenant Fanfan qui malgré ses gros ennuis de TFL le condamnant au repos quasi complet les précédentes semaines envoie comme si de rien n’était.

Je jette un coup d’œil j’ai une moyenne de 33,7 km/h. Étrange je pensais être bien au dessus.
Je suis un peu inquiet pour mon prochain relai. Je dois être dans le paddock aux alentours de 4h15 pour prendre mon tour à 4h30...
C’est « comme même » un putain de scénario à la con.
Bon cette fois-ci je ne prendrai pas la peine de m’échauffer avec le home trainer... Du coup je décide de tenter de dormir.
Au camping auparavant je retrouve Enzo avec lequel je mange. Comme il dit la configuration-relai est telle que des ’paires’ se forment et nous allons souvent nous retrouver ensemble avec quasi les même préoccupations et dans les mêmes endroits.
C’est parti pour une étrange nuit. Si j’ai décidé de venir au mans en vélo c’est aussi pour me crever et me garantir un sommeil plus lourd le samedi soir. J’ai peur que cette approche s’avère naïve.
En fait cette alternative m’a physiquement marqué et, de plus, la tension de l’évènement, l’effet dossard, l’adrénaline etc etc font que Morphée reste bien à distance, la coquine. M’enfin je dois sans doute me reposer « comme même ».
J’ai mis ma cloche-portable à 3h40 mais à 3h32 je le consulte. La nuit est là.
Je m’habille prend un « prince » (nous avons en acheté une quantité phénoménale) et décide de tenter le bar en face de l’entrée pour un café. Au moment de quitter l’emplacement je constate bien la présence de bucherons invisibles au travail. Impressionnant.

Dans le camping, je ne vois que mes clones, des cyclistes à la tronche en biais quelques-uns partent d’autres rentrent. C’est bien un truc de dingues.
Je prends mon petit kawa dans lequel je trempe mon biscuit et hop je file me présenter dans la zone de départ. Il est 4h20 c’est totalement surréaliste. peu de bruit hors les propos du speaker peu de monde et une lumière si étrange.
Le speaker justement, je sens bien que lui aussi est dans l’attente.
Pas la même mais faut bien qu’il bosse.
Il tourne autour de moi (il sait pas à qui il a faire, moi tu m’refiles un micro tu le récupères pas comass aprés) je sens bien qu’il cherche à mater mon dossard.
Il jette un coup d’œil dans ses fiches et balance (je m’y attendais)


Maintenant nous allons nous intéresser aux Frogus... pourquoi ce nom ?
Les frogus sont des marathoniens qui aiment boire de la Bière dans un bar qui s’appelle le Frog.

Un blanc s’installe quelques secondes, je sens qu’il se dit intérieurement : P’tin mais qu’est-ce que je fous là à 4h20 du mat’ à interviewer un baltringue qui me parle de marathon et de bière alors que j’ai juste envie de rentrer chez moi me coucher au chaud loin de tous ces cons à vélo que je peux plus supporter tellement il y en a...
Donc il lâche un :

Ah oui et reprend l’affaire en main (un pro comme même). Et comment organisez-vous les relais ?

1 Heure le jour et 1 heure 30 la nuit

Et vous avez pris combien de relais ?

C’est mon deuxième je suis le dernier des 8 à rouler.

(quel con on est 6 en fait, mais je suis + fatigué qu’il n’y parait, ceci étant on serait 15 dans le team ils n’y verraient rien)

Comment vous appelez-vous ?.

Christophe mais mon surnom c’est Krusti.

On va essayer de s’en souvenir. je me demande si c’est pas pour me tenir à distance...

Et celui qui va arriver ?

C’est Enzo, un tri athlète, ce que l’on fait de mieux.

(Qu’elle est con cette formule à ce moment là)

Et bien Bonne chance les Frogus.
en fait il parait heureux......Je saurais jamais si c’est parce qu’il a fait ma connaissance ou bien parce que ça se termine...

Enzo arrive il me pose la puce et go... en pleine nuit sur le Bugatti... Ahurissant.
Je trouve que tous le monde va vite.
Le parcours je ne l’ai pas précisé commence par la cote de 600 mètres à 3.5%. Résultat d’entrée de jeu faut fournir un peu.
Rapidement l’envie de rouler prend le dessus. Bizarre cette impression de speeder. C’est faux je terminerai avec une moyenne de 29,7 Km/h.
Mais le plaisir est là c’est magique.
A part vers 4h50. Là j’ai le bide qui cause.Je crains une fringale mais c’est totalement psychologique (une fringale après une 1/2 heure d’effort, bonjour l’artiste) non c’est sans doute que c’est un WE un peu étrange... Donc je bois finalement.

Les première lueurs du jour arrivent. Je termine proprement mes tours en arrivant à 6h00 passés de quelques minutes. Je refile le bordel à Fanfan qui me demande si il part sur 1h30. Je lui dis non c’est 3/4 d’heure. Je rajoute comme si c’était possible. « mais si tu le sens tu peux en faire plus » (n’importe quoi). En fait je pensais que la veille nous avions validé ce nouveau système de relai.
Mais j’apprendrai que Fanfan avait dû arrêter son précedent relai + tôt et que les potes, de manière géniale, avaient pris sur eux de rallonger les leurs au prorata en gros afin d’éviter que le décalage s’installe. Vraiment un joli coup que cette gestion.
Je me précipite au petit bar ouvert toute la nuit à l’entrée du circuit. J’attaque un rillette et une noisette. Le Bonheur.

Je retourne au camping (c’est d’ailleurs à ce moment là que je comprendrais ce que je viens de raconter). Je vais sans doute faire un peu de bruit du coup les bucherons vont aussitôt s’évaporer. De la tente de Pépito je remarque une excroissance. C’est la roue avant de son vélo qui dépasse de la tente, vu qu’il a invité sa bicyclette à partager sa nuit. L’avait peur de se faire voler son matos, ce qui peut se comprendre, c’est un Commençal.
Rapidement le jour fini de se lever c’est magique ici.
Je comprends que je ne dormirai plus de la journée, ça va se passer dans le paddock maintenant et tous ensemble. C’est vraiment bon de se retrouver on a déjà plein de trucs à se raconter.
Les relais d’une heure la veille était trop longs. 3/4 dh’eure c’est mieux, ça revient + souvent.
Pour l’instant la fatigue se fait ressentir, et même si on se marre comme des baleines, de temps en temps on se surprend à fermer les yeux. Pépito impressionnant continue de rouler vite, Malik à l’arrache termine son relai, Enzo n’en parlons pas augmente notre moyenne très sensiblement à chaque intervention, Phinic ancien cycliste ne se plaint pas et aligne les Km.
Fanfan repart sur son relai du dimanche matin comme si de rien n’était. Tous le monde va chercher son max pour augmenter le kilométrage. Je me retrouve à clôturer l’affaire.
Le speaker nous annonce comment il compte mettre fin à l’épreuve. C’est pas simple, je questionne différents compétiteurs tout en roulant personne ne sait. A un moment un motard vient à mes cotés, en fait il attend le leader. Celui -ci passe avec un peloton à une vitesse impressionnante, du coup quand j’arrive sur la ligne d’arrivée je m’aperçois que la course se termine, ça fait drôle d’arriver sous les vivas même s’il n’y a rien de personnel. Quoique. Des Frogus au mans et beaucoup dans le 72 s’en souviendront... ;-)
Tous les cyclistes du dernier relai se retrouvent donc en bout de piste à attendre le dernier. Non pour un tour d’honneur mais pour sortir groupé de la piste (en fait j’ai pas compris l’intérêt de la manœuvre mais c’est pas grave.)
Nous avons donc fait plus de 800 Km à nous tous. Nous avons consolidé une 122° dans les dernières heures (une grande partie du WE nous étions dans les 130) et nous sommes tous super content.
Sportivement une très fameuse aventure dans laquelle la valeur collective a de loin dépassé la somme des performances individuelles, alors que nous n’étions pas tous au top en terme de préparation loin de là.
Qu-est ce que ce serait ? Ce mélange de sport, de jeu, de compétition et de marade c’est vraiment the coktail.
Humainement un régal.....
Comme de bien entendu !
Moi ça y est je suis chaud bouillant pour l’édition 2010.

Photos par ici

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