… et bien ce rapport passe par Pangloss ce que nous découvrirons ensuite…
Mais avant de nous rendre à Rueil-Malmaison arrêtons nous à Fontainebleau.
Je rencontre en Critérium Tour à l’échiquier N°3 un natif de Nouvelle Calédonie dont le magnifique prénom, Djoeng, semble relié à la terre (dixit mon adversaire)… est-ce un présage ? Les forces chtoniennes vont-elles déferler sur ma variante du Gambit Dame refusé ? Il faut le croire. Non que je n’aurais pas touché terre mais tout simplement parce que, ci-dessous, dans une position certes resserrée, désagréable mais encore jouable, 29… Fc6 était nettement préférable au plus que douteux et catastrophique Fc2
5r1k/3q3p/p3p1p1/2PpPpB1/b2R3Q/6P1/1P3P1P/6K1 b – – 0 29

Cette défaite contre un 1779 dans le cadre d’une défaite plus large 4-0 de notre équipe (voir l’article sur le site du klub) est à regarder de prés mais filons maintenant à Rueil-Malmaison pour la ronde 2 du Championnat des Hauts-de-Seine 2026 des plus de 50 ans. J’y rencontre un adversaire semblant systématiquement jouer dés que possible l’Est-Indienne.
Je n’oublie pas que c’est par Pangloss que j’ai introduit l’affaire car grâce à Bruno Leduc, Christian Vadot et le comité 92 des échecs tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes échiquéens je veux dire par là qu’outre la qualité intrinsèque de ce tournoi il a été placé, car tel était le souhait du grand architecte des Hauts-de-Seine, le jeudi, ce qui garanti, du fait que les destinations sont trés longues pour un habitant du Val-de-Marne, un temps de transport toujours calé sur la durée de lecture de la rubrique hebdomadaire LIVRE de libé.
Qu’avons-nous au menu ? Dernières nouvelles de Walter Benjamin, une récente traduction de l’essai majeur du philosophe sur l’art. Qu’apprend-on ? Et bien on y apprend qu’au travers d’une abondante correspondance avec Horkheimer et Adorno ce dernier aurait pointé je cite, en parlant de Benjamin « (qu’il) jette d’abord le bébé avec l’eau du bain et tombe ensuite en adoration devant la baignoire vide » et l’auteur de l’article d’ajouter avec malice, ce qui nous régale nous les joueurs d’échecs: Duchamp n’est pas très loin.
Mais ce n’est pas tout ! Il est question également dans le même Libé des travaux de Léa Bismuth sur un texte astrophysique et poétique de l’enfermé surnom donné à Auguste Blanqui qui aura passé plus de 43 ans en prison. Tout à fait fameux.
Et puis ensuite il y a ma rencontre contre un sympathique adversaire.
Avec c6 au 3° coup alors que je m’attendais à une suite de coups beaucoup plus en lien avec une Est-Indienne classique je remets au garage ma préparation pour me rediriger courageusement vers mon système de Londres habituel.
Le graphe de la partie laisse supposer, hors un bref moment de creux, une domination outrancière mais il n’en est rien. Les Noirs sont coriaces et d’ailleurs je me suis étonné de l’abandon au 60° coup certes dans une position soi-disant perdante pour l’ordinateur mais pas plus que 20 coups plus tôt. 
Position au moment de l’abandon il nous restait en gros 1/4 d’heure chacun aprés plus de 3h15 de jeu. La période où la fatigue affaiblit notre regard tactique et notre robustesse technique. J’me comprends.
8/5R2/2b2pp1/1k3p2/p7/P6P/5KP1/8 b – – 0 60

Mais regardons un moment je crois intéressant de la partie… 19° coup.
J’ai déjà une qualité d’avance mais je vais louper une belle suite en me contentant de bétonner avec 19. f4
r1n3k1/2qn1pbp/b1p1p1p1/pp2P1N1/4N3/2P4P/PP2BPP1/R2Q1RK1 w – – 0 19

Bref 2 sur 2 …

A jeudi prochain à Colombes pour la ronde 3 !